La nature totalitaire de l’islam

La charia entend contrôler tous les aspects de la vie humaine

12 décembre 2016  /  28 décembre 2016 (mise à jour)

Table des matières de cet article

TotalitarismeLe totalitarisme

Le totalitarisme est un régime politique où un État cherche à contrôler toutes les activités et les mœurs des individus. L’ambition et la volonté normative de tels États sont donc considérables. Cette ambition, on la retrouve dans l’islam.

La nature totalitaire de l’islam

L’islam est certes une religion… cependant, ce n’est pas seulement que cela…

Tel qu’il se pense à grande échelle, et ce, depuis plus de 1000 ans, l’islam est…

  • … une manière de vivre englobante
  • … une culture et une civilisation à part entière
  • … un système politico-religieux (charia) suprémaciste

La charia (loi islamique) touche autant les pratiques cultuelles que la vie privée, familiale, sociale, économique ou politique. Il n’y a pas d’aspects de la vie personnelle ou publique qui ne soit inclus dans la charia.

L’islam est donc essentiellement un système normatif qui crée une identité spécifique et une entité politique (oumma).

The Mosque ExposedComme l’affirment S. Solomon et E. Alamqadisi (deux ex-musulmans et spécialistes de la charia) dans « The Mosque Exposed »1, l’islam ne peut être défini uniquement comme une religion, au sens occidental du terme, ni seulement comme une foi.2

L’islam est un système englobant (whole encompassing system) : un système socio-politique justifié par une terminologie religieuse, réglementant tous les aspects de la vie de ses adhérents, leurs relations, de même que les relations avec ceux qui ne partagent pas leur foi.3

Notons que S. Solomon et E. Alamqadisi emploient le terme « système »4 plutôt que celui de « religion » afin d’insister sur le fait que l’islam n’est pas seulement une religion (au sens occidental du terme). De fait, la charia (loi islamique) régit tous les aspects de la vie : politique, économique, ainsi que tous les autres aspects de la vie humaine.5

Sharia Law for Non-MuslimsDe plus, selon la perspective musulmane, ce ne sont pas seulement les musulmans qui doivent se soumettre à la charia, mais bien l’humanité tout entière, d’une manière ou d’une autre.

De fait, comme l’affirme le chercheur Bill Warner, l’islam est avant tout une idéologie politique.

Les analyses statistiques qu’il a conduites à propos de la nature des fondements de l’islam (coran, sira et hadiths) démontrent que l’islam doctrinal passe plus de temps à parler du kafir6 (non-musulman), lui vouant sa haine et son mépris, que d’enseigner au musulman comment vivre sa religion.7

Comme le souligne Bill Warner, l’hostilité doctrinale de l’islam envers le non-musulman étonne. On est très très loin de l’esprit du « vivre-ensemble » où il y aurait place à une diversité de croyances religieuses ou options philosophiques.

Les origines de la nature totalitaire de l’islam

La chahada (shahâda), credo de la foi musulmane, stipule « qu’il n’y a qu’un seul Dieu Allah et que Mahomet est son prophète (messager, envoyé) ».

Le mot « islam » désignant « soumission », la personne de foi musulmane est appelée à se soumettre au coran (parole d’Allah) et à Mahomet en toutes choses : religieuse, politique, culturelle, etc.

De fait, à plusieurs reprises le coran stipule que le musulman doit imiter Mahomet :

  • Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah. (coran 4,80)
  • En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. (coran 33,21)

L’exemplarité de Mahomet n’est pas sans conséquence grave : la tradition musulmane le présentant à la fois comme chef religieux, politique et militaire.

De fait, la sunna (tradition de l’islam rapportant les supposées paroles et actions de Mahomet) montre un Mahomet particulièrement autoritaire et réclamant obéissance et soumission.

Cette attitude de Mahomet caractérise autant la sira (biographie de Mahomet) que les hadiths (paroles et gestes attribués à Mahomet) : toute personne (musulman, païen, juif, chrétien…) devant se soumettre à sa volonté et ses diktats.

Une idéologie autoritaire qui justifie l’usage de la violence

On souhaiterait que l’islam-religion propage son message seulement par la parole et l’argumentation, mais les fondations de la loi islamique (coran et sunna) autorisent le recours à la terreur du djihad à l’égard des kouffar (non-musulmans) afin que l’islam domine.

Mentionnons que les califes (chefs religieux et politique considérés comme étant les successeurs de Mahomet) pratiquèrent le djihad violent afin de soumettre les populations à la loi islamique.

  • « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes. » coran 2,193
    “Fight them (kafirs) until there is more discord and the religion of Allah reigns absolute, but if they submit, they only fight those who do wrong (violate the sharia).” koran 2,193
  • Understanding Dhimmitude« On m’a ordonné de mener une guerre contre l’humanité jusqu’à ce qu’elle accepte qu’il n’y a qu’un seul Dieu Allah et qu’ils croient que je suis son prophète et qu’ils acceptent toutes les révélations faites par mon entremise. » (hadith – muslim 1,31)
    I have been ordered to wage war against mankind until they accept that there is no god but Allah and that they believe I am His prophet and accept all revelations spoken through me.” (hadith – muslim 1,31)
  • « On m’a ordonné de combattre les kouffar jusqu’à ce que tous admettent qu’il n’y a qu’un seul Dieu Allah. » (hadith – bukhari 4, 52, 196)
    I have been directed to fight the kafirs until every one of them admit, there is only one god and that is Allah.” (hadith – bukhari 4, 52, 196)

Quelle autre religion oblige aujourd’hui les États à faire surveiller systématiquement ses lieux « de culte » ?

Solomon et E. Alamqadisi nous expliquent (cf. « The Mosque Exposed »8) en quoi la mosquée se distingue nettement des lieux de culte des autres confessions religieuses.

Les études de l’historienne Bat Ye’or9 sur l’état de dhimmi (citoyen non musulman de seconde zone en terre d’islam) démontrent qu’avec le temps, la pression et la discrimination religieuse aidant, une société conquise par les musulmans s’islamise toujours de plus en plus : l’idéal visé étant d’avoir une société 100% musulmane. Et pour ce faire, la charia justifie tous les moyens, notamment la violence.

Boiling Frog StoryLe multiculturalisme idéologique (relativisme moral, culturel et religieux) tellement à la mode ces temps-ci en Occident, est totalement étranger à la doctrine musulmane. De fait, le multiculturalisme (qui incite les pays à dévaloriser leur propre culture) contribue à l’implantation et l’expansion de l’islam.

Shariah controlled zone« Le relativisme moral et intellectuel est la principale maladie philosophique de notre temps. » – Karl Popper

Une fois implanté dans une société, l’islam cherchera à faire disparaître toute coutume ou valeur qui s’oppose à sa LOI… ça prendra le temps qu’il faudra…

Une idéologie à mille lieues de l’esprit de la laïcité, de la modernité et du vivre-ensemble

Quelques exemples

L’esprit totalitaire de l’islam, à la fois religieux et sociétal (charia), communautarise, isole et sépare. Il invite à la sédition et à la subversion.

  • On le voit notamment en France dans les cantines scolaires où l’on commence à séparer les musulmans, des autres, à cause des différences de régime alimentaire.
  • Le sexisme dans les piscines ou avec le personnel dans les hôpitaux relève de la même tendance à la séparation.
  • Les États du Nord du Nigéria, fortement musulmans, d’un islam pourtant apparemment non arabe, ont décrété l’application de la loi islamique (charia) et réclament l’islamisation de la constitution nigériane, alors que l’on dit l’islam noir plus souple que l’islam arabe.10
  • Les musulmans chinois demandent à faire sécession; ceux de l’Inde ont réclamé la « Partition » après le départ des Britanniques.11
  • Au Canada, on a envisagé la création de tribunaux islamiques, ce qui est chose faite en Angleterre.
  • La 31e session de la Conférence islamique, présidée par le ministre turc des Affaires étrangères, déclarait : « La Conférence a dénoncé la décision de l’Union européenne concernant la condamnation de la peine de la lapidation et des autres peines qualifiée d’inhumaines qui sont appliquées dans certains États membres en vertu des dispositions de la charia. »12
  • L’islamologue bien connu Bernard Lewis montre ce qui fait obstacle (…) : « L’idée qu’il puisse exister quelque chose qui échapperait à l’autorité de la religion, ce que les langues de la chrétienté désignent sous le nom de profane, temporel ou séculier, est totalement étrangère à la pensée musulmane. »13.
  • Sanson l’exprime aussi : « L’islam a comme projet l’instauration, par l’État, d’une cité qui soit, sous une forme ou une autre, institutionnellement musulmane. »14
  • Au lendemain des attentats de Londres en juillet 2005, le grand mufti de Bosnie demandait l’ouverture d’un « processus d’institutionnalisation de l’islam en Europe (…) permettant aux musulmans d’Europe d’avoir leurs représentants légitimes dans les parlements nationaux européens, et la reconnaissance du droit musulman dans des matières touchant au statut personnel comme le droit de la famille ».15
  • Minoritaires, les islamistes militants restent populaires dans tout le monde musulman. Le poète Mahmoud Darwich dit tout haut ce que l’on entend tout bas pour bien d’autres pays : « S’il y avait des élections libres dans le monde arabo-musulman, les islamistes l’emporteraient partout. »16
  • Finalement, comme l’affirme Bernard Lewis : « L’héritage de l’islam reste quasi intouchable, même dans les sociétés musulmanes qui se présentent comme laïques et démocratiques. D’ailleurs, ce privilège s’est étendu, de facto, aux pays occidentaux qui abritent aujourd’hui des communautés musulmanes : les croyances et les rites musulmans y jouissent d’une immunité que les croyances et les rites chrétiens ont perdue. (…) L’islam n’est pas seulement une affaire de croyance et d’observance; c’est aussi une identité et une allégeance – qui, souvent, transcendent toutes les autres. »17

Ibn Warraq

Le grand intellectuel et ex-musulman Ibn Warraq, consacre un chapitre entier sur la nature totalitaire de l’islam dans son livre intitulé « Why I Am Not a Muslim »18 (« Pourquoi je ne suis pas musulman »).

La nature totalitaire de l’islam

Why I Am Not a MuslimCitant Bertrand Russel, Warraq n’hésite pas à affirmer que le mohammédisme est beaucoup plus dans la foulée d’idéologies telles que le bolchévisme que de religions comme le christianisme ou le bouddhisme.

Le mohammédisme et le bolchevisme ont en commun d’avoir une finalité pratique, sociale et matérielle dont le seul but est d’étendre leur domination sur le monde.19

Selon Warraq, ce serait Charles Watson qui, en 1937, a le premier décrit la nature totalitaire de l’islam : « Par un million de ramifications, pénétrant chaque aspect de la vie, toutes avec une signification religieuse, l’islam maintient son emprise sur les musulmans. »20

Bousquet, l’une des plus grandes autorités en droit islamique, distingue deux aspects dans l’islam qu’il juge totalitaires : la charia et la notion islamique de djihad qui a pour objectif la conquête du monde entier.

De toute évidence, affirme Warraq, la charia entend « contrôler tous les aspects la vie religieuse, sociale et politique de l’humanité, sans aucune restriction pour la vie des musulmans. De plus, elle s’assure que les fidèles d’autres religions, tolérées en terre d’islam, ne puissent gêner l’islam d’aucune manière. »21

Selon Warraq, la nature englobante de la loi islamique s’observe par le fait qu’elle ne fait pas de distinction entre le rituel, la loi (au sens occidental du terme), l’éthique et les bonnes manières.

La charia contrôle la vie entière du musulman. Elle s’immisce partout.22

Reliance of the TravellerÀ titre d’exemples :

  • Taxe de pèlerinage
  • Contrats en matière d’agriculture
  • Manière de traiter les esclaves
  • Invitation à un mariage
  • Usage de cure-dents
  • Manière d’aller à la toilette
  • Interdiction aux hommes de porter de l’or ou des anneaux d’argent
  • Manière de traiter les animaux
  • Etc.

La loi islamique conçue par des théologiens-juristes (ulémas) se prononce sur une grande variété de comportements présentés comme des devoirs envers Allah car ils reposeraient sur son impénétrable volonté.23

Les origines de la loi islamique

La séparation de l’Église et de l’État selon la perspective chrétienne

L’on retrouve dans l’Évangile un principe fondamental de la pensée chrétienne : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mt 22,17)

Le christianisme des origines montre une communauté de chrétiens qui cherchaient à vivre une vie spirituelle et morale renouvelée, pour ensuite chercher à influencer la société à l’image d’un « levain dans la pâte ». La perspective était avant tout spirituelle, de l’ordre d’un changement personnel.

Dans la perspective chrétienne, la conduite des « affaires du monde » revient à l’être humain. C’est à lui de décider et de créer, en cherchant à incarner des valeurs morales humanisantes. Avec le christianisme, on est donc très loin de prescriptions visant à régir la conduite humaine dans ses moindres détails.

De fait, nombre de juifs, au temps où la loi mosaïque était devenue très contraignante et envahissante, trouvaient dans le christianisme un souffle nouveau : une voie de liberté faisant place à l’être humain et à l’essentiel de la vie.

L’absence de séparation de l’Église et de l’État dans l’islam

La séparation entre « Église » et « État » est inexistante dans l’islam. De fait, il n’existe aucun mot dans l’arabe classique faisant référence à une quelconque distinction entre ces deux réalités.

Selon le récit musulman, Mahomet n’était pas seulement un prophète, mais un homme d’État. On le présente à la fois comme étant le fondateur d’une « communauté-état-société », un chef militaire et un législateur.

Les musulmans sont présentés par la tradition musulmane comme formant une entité à la fois politique et religieuse, avec Mahomet à sa tête. Les victoires spectaculaires des premiers musulmans sont interprétées comme la preuve du soutien d’Allah.

Dès le début, les musulmans furent agresseurs et persécuteurs contrairement aux premiers chrétiens qui subirent pendant trois siècles des persécutions, et ce, jusqu’à la reconnaissance du christianisme par l’empereur Constantin.

La loi islamique

La loi islamique (charia) s’est constituée à partir de quatre fondements :

  • Coran
  • Sunna (tradition rapportant les prétendues paroles et actions de Mahomet)
  • Ijma (consensus des érudits, gardiens de la juste interprétation des textes)
  • Qiyâs (méthode de raisonnement par analogie)
The Mosque

Tiré de S. Solomon & E. Alamaqdisi, The Mosque Exposed, Advancing Native Missions, 2007, p. 29.

Le coran

Pour la grande majorité des musulmans, le coran est la parole même d’Allah. Le livre aurait été dicté à Mahomet sur une période de 23 ans, et ce, par l’entremise de l’ange Jibrîl.24

Soulignons que l’islamologie critique remet fortement en question le récit de la tradition musulmane à propos des origines du coran. En effet, le coran n’a rien d’une parole parfaite qui serait descendu directement du Ciel.

En effet, une évaluation objective du coran montre qu’il contient de nombreuses erreurs scientifiques, historiques, linguistiques… qui reflètent l’état des connaissances du 7e siècle.25

Bien qu’il contienne des règles destinées à la première communauté sur des questions comme le mariage, le divorce ou l’héritage, le coran ne formule aucun principe général. De nombreuses questions sont traitées de manière superficielle, et un grand nombre de questions vitales ne sont même pas abordées.26

La sunna

La sunna (littéralement, le chemin, la voie ou manière de vivre) fonde les coutumes et la manière de vivre des musulmans qui trouvent leurs assises dans l’exemplarité (paroles et gestes) de Mahomet le « parfait » musulman!

La tradition musulmane affirme que la sunna reflète l’enseignement de Mahomet, mais la recherche moderne pense qu’il s’agit d’une construction tardive; les premiers grands corpus de hadiths n’ont été constitués qu’au début du IXe siècle!

La sunna considère que Mahomet (paroles et actions), est le parfait modèle du musulman. D’un point de vue pratique, elle est aussi importante que le coran, sinon plus si l’on considère sa contribution à l’élaboration de la charia (loi islamique).

À titre d’exemple, le coran affirme qu’il faut prier trois fois par jour alors la sunna affirme qu’il faut prier cinq fois. La tradition musulmane retint le chiffre de « cinq » plutôt que « trois ». Le coran prévoit la flagellation pour l’adultère alors que la sunna prévoit la lapidation. C’est la lapidation qui a prévalu!

Les musulmans croient que la sunna complète le coran et qu’elle est essentielle pour sa bonne compréhension, clarifiant ses imprécisions, comblant ses silences.

Sans la sunna, les musulmans seraient de fait en manque de repères pour la conduite de leur vie.27 Ainsi, le chercheur Bill Warner constate qu’il n’y a même pas assez d’informations dans le coran pour que le musulman sache comment vivre les cinq piliers de l’islam.

Le coran comme la sunna sont présentés comme étant l’expression de la volonté d’Allah qui ne doit en aucun cas être contestée. L’obéissance aveugle est donc demandée, sans aucune hésitation, question, ou réserve.28

De plus, en raison du caractère imprécis et obscur de la sunna et du coran, c’est au fiqh (ou « science » de la charia) qu’il revient d’apporter plus de précisions. Ce fut le travail des « juristes musulmans » (faqīh – pluriel, fuqahā’).

Ces juristes fondèrent plusieurs « écoles » d’interprétation dont quatre (hanafite, malékite, shâfi‘ite, hanbalite) survivent encore aujourd’hui. Elles se partagent notamment la population des musulmans de l’islam sunnite.

Lorsque les diverses écoles furent critiquées pour avoir introduit des innovations sans justification, adaptant la loi religieuse pour des intérêts mondains, les docteurs de la loi développèrent la doctrine de l’infaillibilité du consensus (ijma) qui est le troisième fondement de la loi islamique.29

Ijma

La parole attribuée à Mahomet « Ma communauté ne sera jamais d’accord à propos d’une erreur » a été interprétée comme étant le sceau de l’infaillibilité des docteurs musulmans reconnus.

La doctrine du consensus (ijma) n’a rien de démocratique : l’avis du peuple étant expressément exclu des discussions.30

L’ijma favorisa un progressif durcissement de la doctrine en interdisant tout raisonnement indépendant qui remettrait en question les interprétations établies par les docteurs musulmans reconnus du passé.

Ainsi, la loi islamique devint définitivement fixée au début du Xe siècle de l’ère chrétienne :

On en était arrivé au point où les érudits de toutes les écoles considéraient que toutes les questions essentielles avaient été suffisamment débattues si bien qu’un consensus avait vu le jour. Désormais, personne ne pourrait avoir les qualifications nécessaires pour mener à bien une réflexion indépendante en matière de loi. Toute activité future devant se limiter à l’explication, l’interprétation et l’application de la doctrine fixée une fois pour toutes.31

La loi islamique devint pour ainsi dire figée dans le roc. La rigidité caractéristique de la loi islamique assurant sa pérennité, et ce, jusqu’à ce jour. Avec l’avènement de la modernité et des droits de l’Homme, il est clair que ce système juridique est totalement inadapté pour faire face aux changements et défis d’une société moderne et démocratique.

Cependant, pour les orthodoxes, ébranler ce système reviendrait à ébranler les fondements mêmes de l’islam.

Qiyâs

Raisonnement par analogie, « qiyâs » est considéré par les docteurs de la loi musulmane comme étant subordonné aux trois fondements de la loi islamique, et donc, de moindre importance.

Il s’agit d’un compromis très mitigé entre une véritable liberté de pensée et l’interdiction formelle de critiquer la charia.32

Les caractéristiques de la loi islamique

  • Dans la charia, toutes les relations et actions humaines sont évaluées selon les catégories suivantes : obligatoire, recommandé, indifférent, répréhensible et défendu. La loi islamique faisant partie d’un système de devoirs religieux mêlée d’éléments n’appartenant pas nécessairement au domaine juridique.33
  • Le côté irrationnel de la loi islamique vient de ses deux sources principales : le coran et la sunna, tous deux considérés comme étant l’expression du vouloir d’Allah. La charia est donc considérée comme étant valide, non en vertu du bon sens ou de la rationalité, mais en vertu de sa seule origine prétendument divine.
  • La charia est présentée comme étant un ensemble de lois théoriques qui s’appliquent à la communauté musulmane jugée comme étant idéale : une communauté entièrement soumise à la volonté d’Allah.
  • Elle se présente comme étant immuable et le fiqh ou « science » de la charia, serait la définitive interprétation des textes.
  • La charia serait infaillible, car les docteurs de la loi reconnus auraient reçu le pouvoir de déduire du coran et des traditions des solutions définitives, et parce qu’après trois siècles de délibération, toutes les solutions auraient été données.
  • Alors que les lois occidentales sont d’origine humaine et donc sujettes au changement, la charia se veut d’origine divine et valable pour tous les temps et tous les lieux. La loi islamique reposerait sur l’impénétrable volonté d’Allah qui ne peut être appréhendée par l’intelligence humaine. Elle appelle donc à la soumission, sans suspicion ni doute.34
  • Les décisions des docteurs de la loi reconnus ont force de loi en vertu de la supposée infaillibilité de la communauté musulmane.35

Critique de la loi islamique

Deux des fondements de l’islam sont le coran et la sunna (telle que présentée dans les hadiths).

Le coran

Le coran ne peut avoir été dicté par Allah comme l’affirme la tradition musulmane : les recherches modernes laissent penser qu’il a été constitué et codifié entre le VIIe et le IXe siècle. Il comporte de nombreux emprunts au Talmud, aux écrits apocryphes chrétiens, ceux de la secte des samaritains, de même que des textes du zoroastrisme et du paganisme de l’Arabie préislamique.

Le coran contient des anachronismes, des erreurs historiques et scientifiques, des contradictions et des erreurs grammaticales : on est en droit de s’attendre à mieux d’un texte qui viendrait directement de Dieu.36

De plus, les doctrines contenues dans le coran sont incohérentes et contradictoires, en plus d’être indignes d’un Dieu que l’on présente comme étant compatissant et miséricordieux. Or il n’est pas difficile de trouver des êtres humains qui dépassent de mille lieux, en termes de qualité d’être et de grandeur d’âme, ce type de Dieu.

A God Who HatesL’ex-musulmane d’origine syrienne Wafa Sultan raconte dans son ouvrage intitulé « A God Who Hates »37 (« Un Dieu qui hait ») comment elle a grandi dans une culture régie par l’image d’un dieu qui hait la femme et tout ce qu’elle représente.

Bien que le coran invite au respect des parents ou à la charité (mais soulignons-le, une charité à deux vitesses, le musulman devant prendre soin que du… musulman!), on y trouve davantage d’aspects contestables ou carrément révoltants : intolérance, appel à la violence et au meurtre, inégalité des femmes et des non-musulmans, justification et pratique de l’esclavage, punitions barbares et mépris pour l’intelligence humaine.38

Les hadiths

Goldziher, Schacht et d’autres chercheurs modernes ont montré de façon convaincante que la plupart, sinon toutes les traditions (hadiths), sont des constructions et des fabulations qui circulaient aux premiers siècles de l’ère musulmane.

Il apparaît donc que les fondements (coran et hadiths) de la loi islamique sont très précaires, la charia étant une création qui repose sur de pieuses fictions. Bref, une création humaine, mais présentée plus tard comme étant descendue du « Ciel ».

Présentée comme étant la quintessence de la pensée islamique, l’aspect le plus représentatif du mode de vie des musulmans et le cœur même de l’islam, la charia repose en fait sur des fondements aux pieds d’argile.39

Ijma

Les apologistes et les musulmans eux-mêmes ont toujours prétendu qu’il n’y avait pas de clergé dans l’islam. C’est vrai si l’on s’en tient à une définition très étroite du mot « clergé ». C’est moins vrai si l’on tient compte que la création du droit islamique est l’œuvre d’une classe de professionnels (docteurs de la loi connus sous le nom d’ulémas) jugés suffisamment compétents pour interpréter les textes.

Comme leur autorité grandissait au sein de la communauté musulmane, ils ont acquis de plus en plus de pouvoir et exercèrent finalement un contrôle sur les croyances et comportements de tous les croyants.

La doctrine de l’ijma consolida le pouvoir absolu des docteurs de la loi (ulémas). Ainsi, toute interrogation, remettant en question la validité de leurs décisions, devenait une bida (une innovation pouvant détourner les musulmans de la prétendue vraie foi) et donc une hérésie (erreur) passible d’une sanction (punition).

The Closing of the Muslim Mind: How Intellectual Suicide Created the Modern Islamist CrisisLa mainmise des ulémas explique pourquoi il y a eu si peu de progrès, sur le plan intellectuel, dans les sociétés musulmanes. On a littéralement tué la possibilité d’une pensée critique. La quête de la vérité caractéristique d’un esprit moderne est tout à fait contraire à l’esprit de la charia.40

Tout au long de l’histoire musulmane (mais plus particulièrement au cours des dernières années en réaction à l’esprit de la modernité) les ulémas ont activement fait obstacle à l’introduction de la notion des droits de l’homme et de la femme, de la liberté, de la libre-conscience et de la démocratie.

À titre d’exemple, les ulémas ont violemment réagi contre l’idée de liberté introduite dans la constitution iranienne de 1906-1907 qu’ils considéraient comme étant non islamique. De plus, ils ont travaillé activement à l’islamisation de l’Iran, du Soudan et du Pakistan, pour n’en nommer que quelques-uns. Dans tous ces pays, l’islamisation s’est effectivement traduite par la restriction ou la suppression des droits de l’Homme.41

La charia, un code de lois dépassé

La charia est un code de lois venu d’un autre âge et d’une autre culture qu’on a faussement sacralisé et considéré comme étant de droit divin.

La charia reflète les conditions sociales, économiques, religieuses et culturelles des tout premiers siècles de l’islam.

Or, l’humanité a dans l’ensemble beaucoup progressé sur les plans éthique, social et économique, à l’échelle planétaire.

En Occident (et dans de nombreuses autres régions du globe), nous ne considérons plus les femmes comme des biens dont nous pouvons disposer à notre gré.

De plus, la liberté de religion (dans la mesure où telle ou telle pratique religieuse ne cause aucun tort) est maintenant chose acquise.

Les enfants ont des droits. De même que les animaux (ce qui n’est pas le cas de l’abattage « halal » qui fait souffrir les animaux).

Or, tant et aussi longtemps que le coran ou la soi-disant « exemplarité » de Mahomet ne seront pas mis en question (les recherches modernes et le bon sens aidant), tant et aussi longtemps que des écrits très questionnables et imparfaits seront considérés comme éternellement vrais et valides, il n’y aura aucun progrès sur les plans moral, culturel, économique et social dans le monde musulman. Tout y restera figé.42

L’islam, une religion politique

Did Muhammad Exist ?Dans son excellent ouvrage intitulé « Did Muhammad exist? – An Inquiry Into Islam’s Obscure Origins »43 (« Est-ce que Mahomet a existé? – Une enquête sur les origines obscures de l’islam »), le chercheur Robert Spencer a vulgarisé les découvertes d’autres chercheurs intéressés aux origines réelles de l’islam : Ignaz Goldziher, Arthur Jeffery, Henri Lammens, David S. Margoliouth, Alphonse Mingana, Theodor Nöldeke, Aloys Sprenger, Joseph Schacht, Julius Wellhausen, Suliman Bashear, Patricia Crone, Michael Cook, Ibn Warraq, Judith Koren, Christoph Luxenberg, Günter Lüling, Yehuda Nevo, Volker Popp, Ibn Rawandi, David S. Powers et John Wansbrough.

Selon Spencer, l’islam est une religion profondément politique, et ce, dès ses origines.

L’empire est venu en premier, la théologie en second.

Une théologie fut élaborée afin de consolider et de justifier un pouvoir politique.44

On a élaboré une théologie où la colère et le jugement d’Allah doivent s’exercer aussi bien sur terre que dans l’après-vie. Chose inquiétante, les musulmans sont appelés à être ici-bas les exécuteurs de la justice d’Allah !

Le grand secret de l'islamMentionnons, à titre d’exemple, que cette théologie se distingue nettement de la perspective chrétienne, l’un des fondements de la civilisation occidentale.

Alors que le christianisme a débuté essentiellement à titre de voie spirituelle (se référer aux écrits du Nouveau Testament ainsi qu’aux trois premiers siècles de la chrétienté jusqu’à la conversion de l’empereur Constantin), l’islam, pour sa part, fut une religion politique dès ses origines.45

L’islam demande la soumission à un corps doctrinal dont l’expression achevée est la charia : une loi qui entend contrôler tous les aspects de la vie humaine.

   [ + ]

1. S. Solomon & E. Alamaqdisi, The Mosque Exposed, Advancing Native Missions, 2007, 100 p.
2. “Islam cannot be defined only as a religion in the Western sense of the word, neither can it be termed as faith only. It is a whole encompassing system. It is foremost a socio-political and socio-religious system, as well as a socio-economic, socio-educational, legislative, judiciary, and military system, cloaked and garbed in religious terminology, with regulations that govern every aspect of the lives of its adherents and their relationships among themselves, and with those that are non-Muslims.” – S. Solomon & E. Alamaqdisi, The Mosque Exposed, Advancing Native Missions, 2007, p. 20-21.
3. S. Solomon & E. Alamaqdisi, The Mosque Exposed, Advancing Native Missions, 2007, p. 20-21.
4. “We say system rather than religion because Muslims since the days of Muhammad have emphasized that the Islamic Shari’ah answers to everything in life – from politics to economics to every choice man is apt to make in his life – but more importantly, that life itself is meaningless without Islam.” – S. Solomon & E. Alamaqdisi, The Mosque Exposed, Advancing Native Missions, 2007, p. 3-4.
5. S. Solomon & E. Alamaqdisi, The Mosque Exposed, Advancing Native Missions, 2007, p. 3-4.
6. Cf. https://www.politicalislam.com/sharia-law-for-non-muslims-chapter-5-the-kafir/.
7. Cf. https://www.politicalislam.com/trilogy-project/statistical-islam/ et http://cspipublishing.com/statistical/TrilogyStats/AmtTxtDevotedKafir.html.
8. S. Solomon & E. Alamaqdisi, The Mosque Exposed, Advancing Native Missions, 2007, 100 p.
9. Bat Ye’or, Understanding Dhimmitude – Twenty one Lectures and Talks on the Position of Non-Muslims in Islamic Societies, RVP Press, 2013, 244 p.
Bat Ye’or, Les Chrétientés d’Orient : Entre jihad et dhimmitude VIIe-XXe siècles, Jean-Cyrille Godefroy Editions, 2006, 529 p.
10. François Jourdan, Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans : des repères pour comprendre, Champs Essais, Flammarion, 2012, p. 76.
11. François Jourdan, Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans : des repères pour comprendre, Champs Essais, Flammarion, 2012, p. 81.
12. Article 62, cité dans le « Bloc-notes », Ivan Rioufol, Le Figaro, 18 février 2005.
13. L’islam en crise, Gallimard, 2003, p. 35, 41.
14. L’islam au miroir du christianisme, Fidélité/Salvator, 2001, p. 69.
15. Mustafa Ceric, à Londres sous l’égide de l’UNESCO, cité par l’Express, 26 janvier 2006, p. 34.
16. « Interview » par Sylvan Cypel, Le Monde, 12-13 février 2006.
17. Bernard Lewis, L’islam en crise, Gallimard, 2003, p. 41-42.
18. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, 428 p.
19. Ibn Warraq citant Russel, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 163.
20. Ibn Warraq citant Watson, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 163.
21. Ibn Warraq citant Hurgronje, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 163.
22. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 163-164.
23. Ibn Warraq citant Hurgronje, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 164.
24. S. Solomon & E. Alamaqdisi, The Mosque Exposed, Advancing Native Missions, 2007, p. 21-22.
25. Se référer notamment à https://wikiislam.net/wiki/Scientific_Errors_in_the_Quran et https://www.faithfreedom.org/Articles/SKM/contradictions.htm
26. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 165.
27. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 165.
28. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 165.
29. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 165-166.
30. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 166.
31. Ibn Warraq citant Schacht, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 166.
32. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 167.
33. Ibn Warraq citant Schacht, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 167.
34. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 169.
35. Ibn Warraq à partir de Bousquet, Hurgronje et Snacht, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 160.
36. Se référer notamment à https://wikiislam.net/wiki/Scientific_Errors_in_the_Quran, https://www.faithfreedom.org/Articles/SKM/contradictions.htm et http://www.faithfreedom.org/debates/NaikCampbellp11.htm.
37. Wafa Sultan, A God Who Hates : The Courageous Woman Who Inflamed the Muslim World Speaks Out Against the Evils of Islam, St. Martin’s Griffin, 2011, 256 p.
38. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 169.
39. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 170.
40. Robert R. Reilly, The Closing of the Muslim Mind : How Intellectual Suicide Created the Modern Islamist Crisis, Intercollegiate Studies Institute, 2011, 244 p.
41. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 170-171.
42. Ibn Warraq, Why I Am Not a Muslim, Prometheus Books, 2003, p. 171.
43. Robert Spencer, Did Muhammad Exist? – An Inquiry Into Islam’s Obscure Origins, ISI Books, 2014, 280 p.
44. Robert Spencer, Did Muhammad Exist? – An Inquiry Into Islam’s Obscure Origins, ISI Books, 2014, p. 214.
45. Robert Spencer, Did Muhammad Exist? – An Inquiry Into Islam’s Obscure Origins, ISI Books, 2014, p. 211-213.
Mentionnons que le site https://legrandsecretdelislam.com/ donne accès à quelques synthèses conçues à partir de recherches très sérieuses qui se proposent de faire la lumière sur les origines réelles de l’islam.