Le droit et le devoir de critiquer certaines idéologies

Car il en va du bien de l’être humain

6 juin 2016  /  20 décembre 2016 (mise à jour)
Platon et Aristote

Platon et Aristote : deux personnes qui faisaient preuve de pensée critique.

De tout temps, des visions idéologiques ont eu des conséquences désastreuses, car elles ont incité des êtres humains à faire du tort à leurs semblables pour faire triompher des idées.

Des idéologies néfastes et dangereuses. Des idéologies se fondant parfois sur des croyances “religieuses”. Bref, des idéologies néfastes, parce que contraires aux aspirations les plus fondamentales des êtres humains.

Des exemples ?

  • Le nazisme
  • Le communisme
  • Le Ku Klux Klan
  • La croyance chez les religions précolombiennes (Aztèques, Mayas…) voulant que l’on fasse des sacrifices humains afin de conjurer les calamités et s’attirer la bénédiction des dieux

La charia (loi islamique) constitue l’une de ces idéologies qui se retournent contre l’être humain :

  • Vous croyez en l’égalité homme-femme? Pas la charia!
  • Vous croyez en la liberté de religion? Pas la charia!
  • Vous croyez en la liberté de pensée et de parole? Pas la charia!
  • Vous croyez en l’égalité de tout être humain? Pas la charia!
  • Si vous croyez en l’existence de Dieu, vous pensez peut-être que Dieu aime tout être humain, tel un bon père? Pas la charia!

Si l’on a vraiment à cœur le bonheur de l’être humain, il est absolument nécessaire d’examiner les présupposés de toutes philosophies ou idéologies.

De plus, on ne peut accepter une chose et son contraire, comme nous y invitent les sociétés dites “libérales” devenues relativistes et désorientées.

Si l’on prend parti pour l’être humain, on se doit de choisir.

Prenez cet exemple …

Dans une école secondaire publique de Toronto (Canada), on nous apprenait qu’une cafétéria était transformée en « mini-mosquée » tous les vendredis après-midi.

Imaginez le portrait …

  • Il s’agit pourtant d’une école publique, située dans un quartier multiethnique et multiconfessionnel (chrétiens, hindous, musulmans, athées et j’en passe). 
  • Des parents musulmans parviennent à s’approprier un lieu très fréquenté, la cafétéria de l’école, et cela tous les vendredis après-midi!
  • Alors que les élèves d’autres confessions sont en classe, les élèves musulmans se voient obligés d’aller à la « mosquétéria » (cafétéria momentanément convertie en mosquée) puisqu’elle existe!
  • Les jeunes musulmanes sont assises à l’arrière alors que les garçons sont à l’avant.
  • Les jeunes filles menstruées, jugées impropres à la prière selon la charia, sont reléguées tout au fond de la cafétéria.

Les conséquences de cette situation :

  • Des tensions au sein des autres communautés qui jugent, avec raison, que cette situation est totalement inappropriée dans une institution scolaire. 
  • Alors que le Canada se vante de promouvoir l’égalité homme-femme, on accepte que les garçons soient séparés des filles dans un lieu public, conformément à la charia. Bref, on « normalise » une ségrégation rétrograde et archaïque.
  • De plus, on accepte cette idée incroyable qui voudrait que la femme menstruée, chose tout à fait normale, soit jugée impropre à la prière.

Au nom de la « diversité » et de la « sensibilité culturelle », les gouvernements dits « libéraux » en arrivent à accepter des pratiques qui s’opposent aux valeurs qu’ils prétendent défendre : égalité homme-femme, dignité de la femme, justice à l’égard de tous les élèves, respect de la vocation d’une institution publique, conditions qui facilitent les rapports harmonieux entre diverses communautés.

De plus, le silence des Canadiennes dites « féministes » au sujet d’une ségrégation visant des femmes dans cette « mosquétéria » est tellement éloquent, qu’on se demande ce qui les différencie de leurs sœurs de Kandahar (Afghanistan) !

Poursuivons …

Quand l’on veut le bien de l’être humain et qu’on se soucie du bon fonctionnement d’une société, il est tout à fait normal de ne pas aimer certaines idéologies ou pratiques culturelles et de les critiquer.

La critique s’impose particulièrement lorsque des idéologies se prétendent inspirées et décrétées par « Dieu » (comme la charia par exemple) et exigent un « respect inconditionnel » (mieux dit, soumission) des sociétés d’accueil en invoquant la “liberté de religion”.

Or toute idéologie, fut-elle au nom de Dieu, qui se retourne contre l’être humain et qui met en péril le bon fonctionnement d’une société doit être dénoncée.

D’où l’importance de la liberté de penser et de parole : la liberté de se comporter comme un être humain… au service de l’être humain.