La montée des populismes, réaction populaire à l’Égalité universelle imposée

Des couches populaires qui aspirent à retrouver leur identité nationale

25 novembre 2018  /  25 novembre 2018 (mise à jour)

Cet article a été publié sur Dreuz Info le 1 novembre 2018. Par © Albert Soued pour Dreuz Info.
Article original à https://www.dreuz.info/2018/11/01/la-montee-des-populismes-reaction-populaire-a-legalite-universelle-imposee

Dans plusieurs livres publiés, Christophe Ghilluy développe et révèle une thèse d’évolution de la société occidentale depuis deux générations1.

La montée des populismes n’est qu’une des réactions populaires aux exagérations d’un mondialisme, doublé d’un universalisme égalitaire, qui ont effacé toute identité ou spécificité individuelles.

Pour retrouver le socle d’une société stable, c’est-à-dire la classe moyenne, il faudrait ralentir la mondialisation et rétablir les identités et différenciations judéo-chrétiennes perdues ou simplement oubliées.

Le socle de la société moderne sur tous les plans, économique, culturel, sécuritaire… c’est la classe moyenne.

En 40 ans, on est passé d’une division de la société entre les 3 classes :

  • privilégiée (riches, élites, médias, pouvoir… de droite comme de gauche…)
  • moyenne
  • populaire (ouvriers, paysans, pauvres…)

… de 10% (privilégiée) / 50% (moyenne) / 40% (populaire)
… à 25% (privilégiée) / 10% (moyenne) / 65% (populaire)

C’est-à-dire que suite à la mondialisation et à l’universalité du capital, les écarts entre riches et pauvres s’élargissent et la classe moyenne disparaît, passant de 50% à 10%, se vidant pour une faible partie dans la richesse des multinationales et des nantis (15%) et pour une grande partie dans la pauvreté populaire (25%).

La montée des populismes n’est qu’une des réactions populaires aux exagérations d’un mondialisme, doublé d’un universalisme égalitaire, qui ont effacé toute identité ou spécificité individuelles.

En se vidant, ce socle moyen s’affaiblit aussi sur tous les plans, notamment culturel, identitaire et sécuritaire. La classe privilégiée s’éloigne de sa base, créant une fausse culture universaliste précaire, sans identité précise, et se sépare physiquement du reste de la population, élevant des barrières.

La sécurité l’intéresse relativement moins, ayant les moyens de se protéger ou de trouver un refuge.

N’étant plus à l’abri du socle puissant de la classe moyenne, la classe populaire s’organise pour se défendre et prendre le pouvoir.

C’est « le populisme » constaté aussi bien aux États-Unis qu’en Europe ou ailleurs, aussi bien à droite qu’à gauche, qui est en Occident en train de menacer la classe dominante et privilégiée.

Pour faire face à cette évolution, cette classe privilégiée a inventé la pensée politiquement correcte, achetant la plupart des médias pour la diffuser. Une forme de dictature intellectuelle et culturelle pour protéger le capital mondialiste.

No societyDe plus elle a favorisé les migrations sauvages, pour créer son propre prolétariat et affaiblir la classe populaire…

Et ceux qui s’y opposent, la classe populaire ou autre, y compris les anciens immigrés bien intégrés, sont traités de racistes, de gens menaçant la démocratie.

Ainsi l’Union européenne est dirigée par quelques dizaines de fonctionnaires nantis non élus, qui ne payent pas d’impôts et qui imposent des règles à des centaines de millions d’individus.

Le journaliste et analyste Daniel Pipes a écrit récemment :

L’élite européenne que j’appelle les 6 P (police, politiciens, presse, prêtres, professeurs et procureurs) déforme sans vergogne les faits en faisant de tous ceux qui défendent leur héritage des criminels. Et je sais qu’actuellement, moi aussi, j’en fais partie.

Personnellement, je compléterai cette analyse par le rejet de tout extrémisme, qu’il soit provoqué aussi bien par la gauche que la droite, par le peuple ou par les nantis. Ce sont les extrêmes qui, par leurs exagérations, entraînent le renversement de la vapeur, faisant passer la société d’un bord à un autre, l’équilibre ne pouvant alors être retrouvé qu’après de longs conflits douloureux.

Aujourd’hui, la montée des populismes n’est qu’une des réactions populaires aux exagérations d’un mondialisme, doublé d’un universalisme égalitaire, qui ont effacé toute identité ou spécificité individuelles.

En dehors de la montée des populismes dans une douzaine de pays, on notera comme autre conséquence de ce mondialisme notoire la radicalisation de la gauche dans de nombreux pays occidentaux, et pas des moindres : États-Unis2, Grande-Bretagne3, France…

Cette gauche radicale, qui joue à merveille le rôle de victime, a trouvé en chemin des alliés pour le moins antinomiques, les radicalisés de l’islam…

Pour retrouver le socle d’une société stable, c’est-à-dire la classe moyenne, il faudrait ralentir la mondialisation et rétablir les identités et différenciations judéo-chrétiennes perdues ou simplement oubliées.

Il faut ouvrir les yeux et changer de cap et aussi de source de recrutement des dirigeants.

Contrairement à ce que répètent les médias, acquis à la pensée unique politiquement correcte, le président Donald Trump, venant de l’extérieur de l’establishment, est sur la voie de changer profondément la société américaine, favorisant l’enrichissement des couches populaires qui retrouvent leur identité nationale.

Le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro ne vient pas du sérail gauchiste corrompu, mais de l’armée, et son programme est voisin de celui de Trump.

   [ + ]

1. Notamment No society de Christophe Guilluy – Editions Flammarion, 3 octobre 2018, Collection Essais, 240 p.
Présentation de l’ouvrage sur Amazon : « There is no society » : la société, ça n’existe pas. C’est en octobre 1987 que Margaret Thatcher prononce ces mots. Depuis, son message a été entendu par l’ensemble des classes dominantes occidentales. Il a pour conséquence la grande sécession du monde d’en haut qui, en abandonnant le bien commun, plonge les pays occidentaux dans le chaos de la société relative. La rupture du lien, y compris conflictuel, entre le haut et le bas, nous fait basculer dans l’a-société. Désormais, no more society. La crise de la représentation politique, l’atomisation des mouvements sociaux, la citadellisation des bourgeoisies, le marronnage des classes populaires et la communautarisation sont autant de signes de l’épuisement d’un modèle qui ne fait plus société. La vague populiste qui traverse le monde occidental n’est que la partie visible d’un soft power des classes populaires qui contraindra le monde d’en haut à rejoindre le mouvement réel de la société ou bien à disparaître.
2. Le dirigeant du parti démocrate Keith Ellison fréquente Louis Farrakhan qui a récemment, dans un tweet qui se voulait drôle, comparé les Juifs aux termites. Un autre dirigeant est Bernie Sanders, un juif anti-sioniste. Or, fortement assimilés, les ¾ des Juifs américains votent « Démocrate » par atavisme, par ancienne fidélité ou par complexe de Stockholm.
3. En Europe, la Grande-Bretagne a voulu garder la différenciation de la monnaie, mais le peuple a voté le Brexit, la sortie de l’Union européenne. Et Corbyn, le chef du Labour a retrouvé un vieux bouc émissaire pour expliquer les difficultés du pays, le juif nanti.