Foi musulmane

Rien à voir avec l’islam?

Nothing to do with Islam?Comme l’affirme le chercheur Peter Townsend, auteur de l’ouvrage « Nothing to do with Islam? », les politiciens et les médias qui affirment que la vraie nature de l’islam s’oppose à l’usage de la violence le font à partir d’une compréhension très limitée des fondements de la foi islamique, et ce, pour peu qu’ils se soient réellement penchés sur la question.

Ils peuvent peut-être croire sincèrement que l’islam est une religion de paix, mais ils auront beaucoup de difficulté à défendre leur position en se reportant à l’ensemble des fondamentaux de l’islam (coran, sira, hadiths).

En la matière, on ne peut se contenter d’affirmations gratuites ou d’affirmations à partir de textes triés sur le volet qui expriment ce que nous aimerions que l’islam soit dans un monde idéal.

C’est la vérité, et toute la vérité qu’il nous faut découvrir.

Car comment trouver un remède si nous n’avons pas saisi la nature véritable du mal et du problème?

La survie de notre civilisation pourrait fort bien en dépendre.

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Père Henri Boulad : « J’accuse l’islam »

Égypte : Au lendemain des attentats sanglants contre les chrétiens coptes célébrant le Dimanche des Rameaux, le 9 avril 2017J’accuse l’Islam d’être la cause de cette barbarie et de tous les actes de violence commis au nom de la foi musulmane.

Je n’accuse pas les musulmans qui sont majoritairement pacifiques, bienveillants et amicaux, mais l’islam comme idéologie politique. J’ai parmi les musulmans – qui sont nos frères en humanité – beaucoup de remarquables amis fidèles et irréprochables, souhaitant eux-mêmes un islam humaniste et pacifié. De très nombreux musulmans – et ex musulmans – ne sont pas responsables de cette barbarie au nom de Dieu. Ce ne sont donc pas eux que j’accuse ici… mais l’islam comme tel.

Ce ne sont pas non plus les terroristes, ni le terrorisme que j’accuse. Ni uniquement les Frères Musulmans ou la nébuleuse de groupuscules qui gravite autour de cette confrérie djihadiste et violente. Pas plus que je n’accuse l’islamisme, ou l’islam politique et radical.

J’accuse tout simplement l’islam qui, par nature, est à la fois politique et radical.

Comme je l’avais déjà écrit il y a plus de vingt-cinq ans, l’islamisme c’est l’islam à découvert, dans toute sa logique et sa rigueur. Il est présent dans l’Islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine. Il est porteur d’un projet de société visant à établir un califat mondial fondé sur la charia, seule loi légitime, parce que divine. Il s’agit là d’un projet global et globalisant, total, totalisant, totalitaire.

L’Islam se veut à la fois religion, état et société, dîn wa dawla. C’est ainsi qu’il a été depuis ses plus lointaines origines.

Avec le passage de la Mecque à Médine (l’Hégire) l’Islam passe du statut de religion à celui d’État théocratique. C’est aussi le moment où Mahomet cesse d’être simple chef religieux pour devenir chef de guerre, chef d’État et leader politique. Religion et politique seront désormais indissolublement liés : «L’Islam est politique ou n’est rien » (Imam Rouhollah Khomeiny).

J’accuse de mensonge délibéré ceux qui prétendent que les atrocités commises par des musulmans « n’ont rien à voir avec l’islam ». Or, c’est bien au nom du Coran et de ses injonctions claires que ces crimes sont perpétrés. Le seul fait que l’appel à la prière et l’incitation au meurtre des infidèles soient précédés du même cri, Allah-ou akbar (Dieu est le plus grand) est hautement significatif.

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