Rien à voir avec l’islam?

Enquête sur l’angle mort le plus dangereux de l’Occident

Toujours le même refrain

À chaque acte terroriste commis par des islamistes, la majorité des politiciens et des médias s’empressent pour déclarer haut et fort, qu’en dépit de ce qui paraît à première vue, l’attentat « n’a rien à voir avec l’islam ».

Cette affirmation répétée à souhait concernerait la somme des individus et des groupes qui affirment pourtant fonder leur identité sur la foi musulmane : al-Qaeda, État islamique (ISIS), Boko Haram, Al Shabab, etc.

La liste est longue des politiciens qui s’efforcent de dissocier l’islam des actes terroristes commis en son nom par certains de ses adhérents :

George W. Bush (États-Unis), J.L. Rodriguez Zapatero (Espagne), Tony Blair (Grande-Bretagne), Barack Obama (États-Unis), David Cameron (Grande-Bretagne), Angela Merkel (Allemagne), François Hollande (France), Malcolm Turnbull (Australie), Hillary Clinton (États-Unis), Theresa May (Grande-Bretagne), Justin Trudeau (Canada).

Et la liste est loin d’être exhaustive…

Nous pensions peut-être avoir élu des politiciens en vertu de leurs compétences pour la gestion de l’économie et le bien-être des citoyens?

Voilà que tout à coup ils se transforment en islamologues, affirmant avec assurance que la doctrine musulmane n’a rien à voir avec les actes terroristes commis par des personnes qui affirment pourtant tirer leur motivation de cette même doctrine.

Car il existe un fait que l’on ne peut nier : il y a constamment des personnes qui commettent des actes de violence en invoquant le coran ainsi que d’autres textes (hadiths, sira, …) qui font autorité dans la foi musulmane.

« Nous faisons cela pour l’islam! » clament-ils.

« Oh non, ce n’est pas le cas! » affirment la majorité des politiciens et des médias.

Or deux choses l’une …

Pour ce qui concerne la majorité des politiciens et des médias, nous nous retrouvons sans doute avec des non-musulmans qui n’ont jamais lu attentivement le coran, ni la sira (biographie de Mahomet), ni les hadiths (paroles et gestes attribués à Mahomet), ni la loi islamique (par exemple l’Umdat Al-Salik qui fait toujours autorité dans l’islam sunnite), mais qui prétendent en savoir plus sur le sujet que des musulmans dévots, dont plusieurs ont été formés par des institutions aussi reconnues que l’université Al-Azhar en Égypte.

Les déclarations faites avec assurance par nombre de politiciens et de médias les plus en vue à propos du prétendu « vrai islam » sont devenues tellement ancrées dans la conscience occidentale, que toute personne qui par souci de vérité ose questionner l’affirmation « Islam, religion de paix », devient ipso facto un ignare, un raciste, un islamophobe ou un xénophobe.

Le chercheur Peter Townsend

Comme l’affirme le chercheur Peter Townsend, auteur de l’ouvrage « Nothing to do with Islam? », les politiciens et les médias qui affirment que la vraie nature de l’islam s’oppose à l’usage de la violence le font à partir d’une compréhension très limitée des fondements de la foi islamique, et ce, pour peu qu’ils se soient réellement penchés sur la question.

Ils peuvent peut-être croire sincèrement que l’islam est une religion de paix, mais ils auront beaucoup de difficulté à défendre leur position en se reportant à l’ensemble des fondamentaux de l’islam (coran, sira, hadiths).

En la matière, on ne peut se contenter d’affirmations gratuites ou d’affirmations à partir de textes triés sur le volet qui expriment ce que nous aimerions que l’islam soit dans un monde idéal.

C’est la vérité, et toute la vérité qu’il nous faut découvrir.

Nous vivons dans un monde ironique et assez particulier :

Les critiques sérieux de l’islam qui ont lu attentivement les fondements de l’islam (coran, sira, hadiths) et ce qui en découle (loi islamique, histoire des conquêtes musulmanes, sort des non-musulmans en terres conquises, état de dhimmi, etc.) sont régulièrement qualifiés « d’ignorants » pour la simple raison qu’ils remettent en question l’affirmation « islam, religion de paix », à la lumière du fruit de leurs recherches.

Certes, non n’avons pas à être d’accord avec l’affirmation que « mener la guerre aux incroyants au nom d’Allah est une bonne idée », certainement pas!

Seulement, il importe de chercher à comprendre où les islamistes puisent leurs motivations, et à prendre au sérieux au moins à titre d’hypothèse, qu’il est bien possible que selon leurs propres paroles, il existe dans la doctrine musulmane quantité de textes qui appellent au djihad violent à l’encontre des non-musulmans (kafirs).

De plus, ces personnes affirment être en guerre permanente avec l’Occident pour la principale raison que la loi musulmane n’est pas la loi de la cité.

Ils rêvent de charia à la grandeur de la planète, et pour eux, tous les moyens, pacifiques ou non, sont justifiés, car ils déclarent tenir leur mission d’Allah lui-même, selon ce qui est écrit dans le coran et autres textes « sacrés ».

Or une déclaration de guerre doit toujours être prise au sérieux, et s’il apparaissait qu’il existe vraiment des textes « sacrés » dans la foi musulmane qui incident ses adhérents à l’usage de la violence, il importe d’en prendre fait.

Car comment trouver un remède si nous n’avons pas saisi la nature véritable du mal et du problème?

La survie de notre civilisation pourrait fort bien en dépendre.

Un ouvrage fruit d’une recherche exhaustive

L’idée directrice du livre de Peter Townsend intitulé « Nothing to do with Islam? » (« Rien à voir avec l’islam? ») est précisément de montrer qu’il existe réellement (et malheureusement) un lien entre les enseignements de l’islam et les actes de violence commis par les islamistes à l’endroit des non-musulmans.

L’auteur de l’ouvrage prouve son point en analysant les textes clés du coran, les hadiths (paroles et actes attribués à Mahomet dans la tradition musulmane) ainsi que d’autres documents historiques plus tardifs.

Pourquoi une telle entreprise? Pourquoi ne pas tout simplement ignorer les aspects troublants de l’enseignement islamique et faire un appel à la coexistence pacifique en tablant sur notre commune humanité?

Le problème est qu’il existera toujours, telle nous l’enseigne l’histoire jusqu’à aujourd’hui, des musulmans qui désirent incarner dans son intégralité ce qu’ils perçoivent comme étant la pureté inaltérée de leur foi.

Malheureusement, car telle le veut la doctrine musulmane, le musulman orthodoxe rencontrera toujours des textes qui appellent à la haine et à l’assujettissement des personnes qui ne partagent pas sa foi.

Peter Townsend comprend qu’il existe des personnes qui vont spontanément s’opposer à l’idée qu’il existerait des « textes clés » dans l’islam qui incitent à la haine et à la violence.

Voilà pourquoi il va s’attarder dès le début de son ouvrage à nombre d’objections et à la résistance chez plusieurs personnes à la simple idée qu’une telle hypothèse puisse s’avérer juste.

Il existe cependant un point important à souligner.

Si l’auteur veut faire toute la lumière sur la nature de la doctrine musulmane, il est clair pour lui qu’il ne s’agit pas de haïr les personnes qui se réfèrent à la foi musulmane.

Ne pas aimer une idée est une chose. Ne pas aimer une personne en est une autre.

Dans un débat civilisé où il est permis de penser et donc d’exprimer ce que nous pensons, il devrait être possible d’examiner une idéologie, qu’elle soit de nature religieuse ou non, d’en faire l’examen critique, et ce, sans pour autant être accusé de vouloir nourrir la haine à l’endroit de personnes qui sont sous la coupe de cette idéologie.

Nous avons le droit et le devoir de scruter les enseignements de l’islam orthodoxe, et même de les mettre en accusation, d’autant plus que nombre de ces enseignements clés appellent à faire du tort au non-musulman.

Peter Townsend insiste sur le fait que nous sommes en présence d’un combat idéologique avec l’islam orthodoxe et non d’un combat contre des personnes.

Il s’agit d’une bataille d’idées.

« La vérité vous rendra libres », dit l’Évangile. Place à la vérité.

Tôt ou tard, nous avons à composer avec la vérité. Nos « belles idées » ne nous sauveront pas si elles ne sont pas arrimées au réel, à ce qui se passe vraiment.

Dans le dernier chapitre de son ouvrage, après avoir exposé en quoi des textes clés dans la foi musulmane posent réellement problème, Peter Townsend fait l’éventail de pistes d’action pour régler pacifiquement ce problème.

Son ouvrage est divisé en quatre parties :

Que certains points exprimés dans cet ouvrage vont indisposer le lecteur, c’est chose à prévoir.

Il est même fort à parier que toute personne éprouvera quelque malaise dans la mesure où il fera la découverte d’aspects très troublants de la doctrine musulmane la plus orthodoxe. C’est ce que nous avons nous-mêmes vécu.

Peter Townsend prend pourtant grand soin d’établir un discours le plus rationnel possible, et ce, afin de faire la lumière sur une des idéologies les mieux protégées en Occident.

Il importe de lire l’ouvrage « Nothing to do with Islam? » avec une ouverture d’esprit, à l’instar d’un chercheur en terre inconnue.

En conclusion

Terminons en mentionnant que cet ouvrage entend mettre l’accent sur le lien qu’il existe entre « islam et violence » et donc en quoi le non-musulman peut être concerné, de manière très défavorable, par la doctrine musulmane. Il ne s’agit pas d’un exposé systématique de l’ensemble de la religion musulmane.

La réponse à la question « Est-ce que l’islam est effectivement une religion de paix? » est à l’évidence une des questions les plus importantes que l’Occident doive faire face aujourd’hui.

Table des matières de l’ouvrage « Nothing to do with Islam? »

Traduction de l’anglais par Points de Repères

Pourquoi la position « rien à voir avec l’islam » est-elle si populaire?

Ce que dit le coran, les hadiths et la charia des non-musulmans

Droit de réplique – Savoir répondre à de fréquentes objections

Que pouvons-nous faire?

Les ouvrages de Peter Townsend